Quelle est la différence entre une bonne et une mauvaise bio ?

avril 9, 2021

À question ouverte, réponse subjective : la bonne bio est une bio qui donne envie de découvrir la musique du groupe. « Oui, okay mais tu as des exemples ? ». En remerciant par avance les groupes à qui je n’ai absolument pas demandé l’autorisation de copier coller les extraits qui suivent, voici pour la bonne cause, un échantillon de mon catalogue de « bonnes » bios.

Master voice

« Les nouveaux venus de la saison, jeunes fruits juste mûrs, cueillis alors qu’ils étaient encore verts, à déguster en pleine maturation, sont deux. Un duo bass / batt qui se différencie des autres par une influence punk rock mélo revendiquée et des chants dont il cisèle les contours à coups de burins pas bourrins, dans la finesse et avec l’élégance de l’élite française qu’ils rejoignent maintenant. Carrément. Cooper meets Fugazi quoi. »

Lèche moi

« Paire de langues aux tendances rock électro post-punk. Boite à rythmes et banjo, grande blonde à la voix veloutée et puissante, dégarni à la voix grave. Romantisme, rage et spleen. Lumière tout au bout du tunnel. Le ciel est lourd mais le sexe joyeux. Musique fiévreuse, lick me, kiss me black. Et pour les dimanches un joli couteau caché dans la manche. »

Rebeka warrior

« Je trouve que les bios, c’est de la merde. Je ne com­prends pas qu’on soit encore obli­gé d’écrire des trucs pom­peux sur nous. Je vais vous dire des choses plus essen­tielles sur moi : j’aime les chats et la musique. Je suis quelqu’un de pas calme du tout. Je mesure 1m72. Je déteste le gou­ver­ne­ment et j’ai l’impression de vivre dans une ambu­lance qui fonce vers l’hôpital. Je vous embrasse. »

Crane angels

« Le Bordeaux des Crane Angels est une île à mi-chemin entre la Californie des Beach Boys et le Londres du shoegaze. Venus de groupes et d’aventures variés, ces dix jeunes gens tiennent à la fois de la chorale indie et du groupe noisy, du délire candide et de la machinerie subversive. »

Lady fitness

« Quartet brutalement guilleret composé de membres de Noyades, Ça et Stabatt. Le math rock de Lady Fitness forge votre corps et votre esprit. Zumba, push-ups et poésie pour les sombres années à venir. »

Huata

« Du sludge/doom aussi occulte qu’il est Breton. »

Sage comme des sauvages

« Ce serait une sorte de folk, qui flotterait au-delà de toute idée de territoire. Ce serait une sorte de chanson française en plusieurs langues, de rock sans l’Amérique, de musique du monde aux chemins imprévisibles. Sages Comme des Sauvages est un duo qui met dans sa musique beaucoup plus que deux personnes : il y a dans l’album Largue la peau des voyages et des retours, des rêveries et des emprunts, un univers tribal et des imaginaires urbains. Comme si un jeune Georges Brassens avait navigué dans l’Océan Indien plutôt que dans le XIVe arrondissement, comme si Woody Guthrie avait appris la guitare quelque part près de Salvador de Bahia, comme si le monde n’était plus qu’un seul continent. »

Salut c’est cool

« Salut c’est cool est un nouveau modèle de sac poubelle qui peut contenir 130L de fluides non-newtonien, ultra résistant avec une doublure en mousseline renforcée, capable de fournir de l’électricité pour un parc automobile de 20 000 habitants. »

Vatican

« Rencontrés sur les bancs du lycée, Hervé, Fabrice, Jean-Philippe et Benoît ont toujours aimé la musique, c’est vraiment leur passion depuis toujours, vraiment. Alors ils ont créé d’abord Mohamed, un groupe de reggae avec une touche jazzy parce que jouer de la guitare c’est cool. Mais c’est en concert que leur musique prend toute son ampleur, comme pour prêcher la bonne parole, ils ont décidé de s’appeler Mahomet, en jouant des riffs « rouleau compresseur » mais néanmoins mélodiques. Le lycée brûla. Le reggae disparut. Tant mieux. En 2013 naît VATICAN. Quatre clodos dans le vent, poisseux comme leur musique, toujours sur la brèche, au bord du gouffre, comme toi, moi, nous tous. »

Chevalrex

« Jeune loup ayant parfaitement trituré son abécédaire pop, Rémy Poncet officie en tant que Chevalrex et poursuit sa quête d’une musique fantasmée entre chanson minimale, symphonie de poche, vignette sixties, collage sonore. »

Monsieur 6000

« Ils ont construit leur maison sur un champ de rimes. Une accumulation de mélodies folk-électroniques. Quelques murs porteurs de guitare électrique et au centre un orateur qui a de la suite dans les idées. Une sorte de Gainsbourg adepte du parlé-chanté. On y trouve du Odezenne, et du spleen dans la démarche. C’était sans compter les rêves, un quelque chose de Gaël Faye. L’artisan du son, c’est Dakota : pierre angulaire du projet, beatmaker de son état. Un pied dans le Lot, un pied outre atlantique, son plaisir est de tracer des notes à 6 000 mètres au-dessus du vide. Travailleur méticuleux, compositeur atmosphérique, il transforme les clés de Sol en clés de voûte antisismiques. Ces compagnons de route composent avec l’amour et la révolte, s’inspirent d’un quotidien pour rencontrer les autres. »

Cercueil

« Attention, faux amis. Cercueil n’est pas un duo romantique et gothique. Certes, le nom du groupe est un clin d’œil bien inspiré au monde des ténèbres, à la culture goth et au cinéma du genre. Mais sous le couvercle point de zombie : plutôt de la lumière, de l’humour et de la malice, dont celle de mixer : laptop et sonorités folk, stroboscopes amplifiés, basse préparée, hit disco, synthés vintage, et voix féminine divine … celle qui atteint le cœur comme une flèche alors qu’on tenait un super pas de danse. »

Oldelaf

« Bonjour. Je m’appelle Oldelaf. Vous pensez me connaître mais non, je n’ai pas joué dans la Reine des Neiges. Je suis chanteur.

Dès 16 ans, j’ai fait de l’acné et des chansons. J’ai réussi à vaincre mon acné, dieu merci, mais pas mon envie de chanter. Seul. Puis avec les Petits Humains de 1993 à 2003, avec Oldelaf et Monsieur D de 2000 à 2010. Avec les Fatals Picards de 2003 à 2005. Avec ma pomme de douche tous les matins mais ça compte pas.

Et depuis 2000, avec mon projet Oldelaf, et toute la bande qui m’accompagne. J’osais pas y croire mais de plus en plus de gens sont venus écouter mes chansons. Alors on a joué des centaines de fois dans toute la France et les pays francophones, les plus grands festivals, les Francos, Solidays, Poupet, puis à la Cigale, le Trianon, l’Olympia à 2 reprises et même au Zénith de Paris…. Et le plus fou, c’est que les gens chantaient chaque fois mes chansons à tue-tête. Pas toujours super juste mais qu’importe, je leur pardonne comme on a pardonné au chanteur d’Indochine. Le Café, Nathalie mon Amour des JMJ et surtout la Tristitude issue de l’album « Le Monde est beau ». Je suis venu la chanter en promo à la télé bien-sûr mais aussi à la radio, et un jour sur Europe 1, on m’a pas laissé repartir. Alors j’ai fait le chroniqueur radio pendant 2 ans aux côtés de Michel Drucker. Puis à la télé sur France 3, chez Dave Puis sur RTL avec Stéphane Bern. Ca a été très instructif . Et même réconfortant de voir que j’avais pu réussir sans avoir à coucher. Et comme on m’a demandé de faire rire dans ces endroits là, beaucoup m’ont désigné comme humoriste. J’aurais aimé qu’on dise aussi que j’étais mannequin mais non. Mais ça m’a fait plaisir quand-même.

J’ai évidemment continué de chanter à côté. Toute la tournée de l’album « Dimanche », un vrai bonheur, puis j’ai fait le « cheval à bascule » du Soldat Rose 2 aux côtés de Cabrel, Voulzy et tout le petit monde de la chanson. J’ai aussi fait le comédien dans les séries Hérocorp ou Bref. J’ai poussé le bouchon en faisant un spectacle clairement humoristique avec Alain Berthier : « La folle Histoire de Michel Montana » avec une tournée francophone de 2 ans et de nombreux passages télé. On s’est régalé et fait plein de rencontres.

Mais je suis chanteur. Et l’envie de chanter est toujours là. Plus forte que jamais même. Alors j’ai remobilisé les troupes, trouvé un nouveau manager : Rodolphe Polin-Michaut, un réalisateur de choix, Régis Ceccarelli, un studio de rêve Ferber à Paris et me suis construit un corps irréprochable. Enfin… disons que pour le dernier point, c’est en projet. Mais surtout, j’ai écrit de nouvelles chansons qui ont fait l’unanimité. Des chansons simples, fortes, où l’humour est parfois là quand c’est nécessaire, quand ça permet de dire des choses dures plus légèrement.

L’aventure avec Roy Music touchant à sa fin, j’ai voulu produire moi-même cet album. Pour qu’il me ressemble. Et faire appel à vous et au crowdfunding car je le veux ambitieux, chic et former à nouveau la communauté de participants qui font que mon Monde Musical prend vie si incroyablement depuis toutes ces années, et qui fait que je me sens comme un poisson dans l’eau. »

Château brutal

« Château Brutal est un duo de grands malades qui jouent trop fort et préfèrent jeter leurs guitares et batterie à travers la scène, plutôt que de se concentrer sur leurs harmonies vocales.« 

Bobik ou sacha

« La musique du hasard, un violon, un violoncelle, le piano de Mr Rhodes, une basse électrique ou une guitare fabriquée en 1962 à Neptune (New Jersey) avec des paillettes dessus, lipstick pickups et le son à lampe des 50’s, quelque chose de pop et quelque chose d’ancien, une musique transparente, un peu d’électricité, un peu d’ombre. Pas d’ornementations artificielles, Baby. Plaçons l’instrumentation classique dans un contexte rock, Ok ? Influences : le piège de la sentimentalité, la boue sombre du folk, ceux qui ont conduit la musique savante vers la pop (Glass, Nyman). Sounds Like : ça ressemble à un quatuor à cordes déclassé et corrompu ou alors, au contraire, à un groupe de rock tamisé. »

John makay

« Duo guitare-batterie. Mélodies magnanimes, rythmique débridée. »

Ultra vomit

« Carlos, Michel Delpech ou encore Joe Cocker… Incongru de parler d’eux ici me direz-vous. Et pourtant ils sont un point en commun : celui d’être passé à la moulinette metal des fous furieux Ultra Vomit. La bête de scène nantaise ne recule devant rien en matière de parodie et de mauvais goût, ce qui les rend particulièrement attachants. »

Prince harry

« Il serait réducteur de parler du Prince Harry en se contentant d’évoquer une certaine tête couronnée à l’humour décalé lors des soirées déguisées… En effet, depuis quelques années maintenant, ce combo liégeois fraye son petit bonhomme de chemin en enchaînant les dates avec des groupes comme Magnetix, Frustration, Marecage ou encore avec leurs collègues de comptoir Duflan Duflan, les prods (« We don’t care » en 2007 (Plin Tub’ rcds), « Twisted nerves » (Koko rcds) en 2009, « Human Safari / Danser Armé » en 2010 split w/ Duflan Duflan), ainsi que les collaborations… notamment chez Born Bad ou Rockerill Records.

Ici, ils nous reviennent, l’album sous le bras, en signant leur première sortie avec Teenage Menopause, tout en continuant de licher avec le double R du fer forgé Carolo. « It’s getting worse », reste dans la continuité la plus logique : un rock froid et énergique avec finesse et humour. La recette marche d’ailleurs aussi bien sur la platine qu’en communauté (concert oblige!)… 9 titres sur la set list, qui deviennent d’une accoutumance déconcertante vu l’efficacité de la mise en place, des mélodies ravageuses et du punch… les influences de ces afficionados sont clairement mises sur la table… rock/punk synthétisé avec une pointe de garage tirant même sur la froideur de la cold wave, de l’indus, voir de l’ebm (no brain).

Ce qui est certain c’est que ce « It’s getting worse » est la bande son idéale pour vos moments endiablés du quotidiens, dans la salle de bain… douche ébouillantée, session de rasage non conforme et autres séances de démaquillage… achetez-le, ils vous rembourseront le dentifrice. »

Aucan

« Après la surprise créée par un Black Rainbow faisant passer Aucan du math rock à l’electro, le groupe de Brescia récidive en invitant Dalëk, Spex MC, Niveau Zero, Ambassadeurs, Broken Haze, Cécile, Robot Koch, Skyrider, Scorn et Shigeto à revisiter ce dernier opus en date. Résultat, enfin des artistes dont on peut dire qu’ils sont encore là où on ne les attend pas sans que ce ne soit une formule creuse de journaliste qui ne sait quoi dire du groupe dont il parle. »

FI/SHE/S

« Les FI/SHE/S sont le fruit d’amours sans frontières (France, Cameroun, Maroc et la Chine). La vingtaine à peine entamée, ils ont voyagé à la recherche de sons raffinés, pêché les chœurs de Local Natives, les nappes électro de la chillwave, l’exotisme de Vampire Weekend, le psychédélisme de Tame Impala. »

Cloé

« On vous fait le pitch ? D’une nuit à une autre évoque la dernière journée de quelqu’un qui a décidé de partir sur un autre continent, pour une longue période. En proie au doute, à la crainte, il va être plus sensible aux récits d’exil de différentes personnes croisées lors de ces dernières heures passées dans sa ville. (…) Elle n’a pas pris un autre cap, Cloé, avec ce quatrième album studio. Travailler à partir d’une contrainte, d’une thématique et d’un laps de temps définis : l’idée l’inspirait autant qu’à l’époque de son disque précédent. « Il y a des gens qu’on côtoie tous les jours sans se douter qu’ils ont des histoires ou des modes de vie incroyables. J’ai voulu leur donner le micro. J’ai toujours été fascinée par ceux qui, à un moment, décident de tout larguer et de quitter leurs repères pour aller s’installer dans un pays étranger, dans une ville qu’ils ne connaissent pas du tout. »

Fuzz orchestra

« Trio milanais, Fuzz Orchestra dispose d’une solide charpente heavy rock 70’s sur laquelle viennent se greffer samples vinyl et ‘manipulazioni sonori’ de haute précision. Recréant le noise-journalisme, ce groupe reflète l’histoire des luttes italiennes par l’utilisation de surprenantes archives sonores. Black Sabbath vs Morricone vs Revolution. »

Oui mais non

« Après une transplantation reims-lille il y a huit ans et deux pontages vibraphoniques, le groupe Oui mais non coule désormais des jours paisibles en métropole. Un groupe qui a envie de crier ‘je ne suis pas un guitar héro’ à sa manière dans une expression post-rock/noise laissant une place a la transe et à l’imprévu. »

Ed schrader’s music beat

« Originellement solo de tom basse, Ed Schrader’s Music Beat s’est mu en un duo basse batterie du plus grand effet. Originaires de Baltimore, grands amis et colocataires de Dan Deacon et Future Islands, les deux comparses mélangent avec une aisance folle le post punk de Wire ou Tuxedomoon et la fougue de Lightning Bolt ! Ça claque, ça gratte, ça scande, mais ça peut aussi chanter, crooner, sonner. Un grain de folie qui fait pétiller les oreilles à chaque nouveau morceau. »

Nubuck !

« Aussi méconnus qu’incontournables, les frères nubuck, aujourd’hui rebaptisés nubuck!, ont choisi l’ombre et les chemins sinueux pour avancer. Véritable électron libre, turbulent et agité, faisant le con une minute et vous bouleversant celle d’après, le groupe est prêt à tout pour servir la cause de morceaux « monstres », de vignettes pop se muant en balades lunaires, de soul désabusée en twist basse fidélité. À la tête du projet, gontard! & chante! – chris gontard & rémy chante – 2 frères profondément unis face à ce vaste projet de défrichage, se sont entourés depuis 2004 de fines gachettes pour servir ces chansons fières de leur poésie crasseuse et illuminée. Après de multiples formules, un collectif nubuck! voit le jour, se nourrissant de pop sixties, de boléro, de chanson alternative, de calypso, de garage surf ou de musique baroque pour défier le reste du monde et affronter son quotidien avec fragilité et aplomb, amateurisme et élegance. »

Teenage renegade

« 6 mois. Ils ont taillé la route 6 mois pour traverser les states mon ami, d’Est en Ouest et du Nord au Sud, la guitare en bandoulière et une pâquerette au coin de la bouche. Le rêve de tout ado qui devient réalité. Le cliché sorti des esprits moisis de ceux qui mourront là où ils sont nés, sans jamais avoir rien cherché ailleurs, revisité et simplement vécu, oui VECU bordel, la réalité, sa pornographie, ses couleurs pas retouchées et la rugosité du goudron. Revisité et vécu par deux esprits acérés armés de corps tendus et de rêves inassouvis. Se donner au rock, le respecter, au point de remonter aux racines du mal, sucer ses boules et se glisser sous sa peau pour vivre de son flux et lui léguer quelques gènes. 6 mois à courir les concerts, les disquaires, les librairies et les adresses mythiques, 6 mois à passer de studios en studios, enregistrer la nuit au black entre deux sessions, dormir au pied de la batterie et revenir avec quelque chose à partager. Et pas n’importe quoi. D’un côté le deuxième album de Teenage renegade surproduit, ulta moderne, gorgé de riffs et de mélodies. De l’autre un livre, carnet de route agrémenté de chroniques des disques achetés, des concerts vécus et d’interviews des gaziers croisés, enfin ceux qui en valaient la peine. On te propose le disque seul ou le package livre + disque. L’american trip par procuration, c’est ici et maintenant.« 

Détroit

« Tentative de définition du Détroit

Un détroit n’est jamais anodin. C’est un élément d’équilibre. Une ponctuation dans le paysage. Un trait d’union entre deux immensités. C’est là où s’unissent les courants. C’est là où se rencontrent les flux venus de loin, là où tous les horizons mêlent leurs reflets. C’est là aussi où les voyageurs, les astres et les embruns croisent leurs destinées. Sur la carte du monde, Bertrand Cantat et Pascal Humbert ont donc choisi.

Leur projet musical – Détroit –  sera celui du passage, des migrations, des survols et des vents croisés. Et quel plus bel endroit qu’un Détroit pour donner rendez-vous aux autres, si ce n’est à soi-même ? Justement, les deux artistes n’en sont pas à leur premier rendez-vous. En 1997, Pascal Humbert et le groupe Sixteen Horsepower invitent Bertrand Cantat, membre de Noir Désir, sur leur album Low Estate pour revisiter Fire Spirit de Gun Club et The Partisan de Léonard Cohen. Et puis, en 2011, l’écrivain et metteur en scène Wajdi Mouawad les réunit pour composer et interpréter sur scène la musique de la trilogie Le cycle des femmes, trois histoires de Sophocle. Les deux hommes ne pouvaient pas en rester là.  

Ils décident de mettre en commun leurs bagages. Avec l’album Horizons – faut-il rappeler là-aussi la définition ? – Bertrand Cantat et Pascal Humbert explorent ensemble des terres – notre terre – aux odeurs de souffre. Une terre où muses, anges de désolation et errants se croisent sur des chemins de terre, dans des jardins enfouis, des espaces clos … toujours sous un soleil que l’on fixe droit du regard. La tonalité musicale se veut rock, dense, grave … ponctuée d’échos chamaniques et de résonnance féminines. La poésie de Bertrand Cantat qui croise ici et là les mots d’Olia Ougrik, de Wajdi Mouawad et de Claude Faber, tisse ses fils entre tous ce que nous appelons de coutume, la peau, le souffle ou encore l’éclat d’une ligne d’horizon.

Bertrand Cantat et Pascal Humbert ont choisi  de donner rendez-vous là où les eaux ne séparent pas. Mais tout au contraire, là où elles relient.

On appelle ça un Détroit. »

Pun n’ jerrys

« Pun n’ jerrys n’est pas une épicerie fine cachée dans les rues de Londres, mais plutôt une auberge du sud-ouest dans laquelle quatre toqués touchés par la main du Saint Père du Rock se mettent aux fourneaux pour concocter un Pun Rock des plus plaisants »

Don vito

« Don Vito symbolise avec une extrême précision les quelques secondes d’insidieuse flamboyance précédant la réalisation d’une immense connerie parfaitement irréfléchie, comme pisser pour la première fois de sa vie depuis un balcon ou glisser un mot d’amour dans le sac d’une inconnue. Cette sensation qui ceinture tous les muscles du corps, comprime la respiration et mélange passé, présent et futur dans un énorme bol de bordel à ras bord de larsens »

Bajram bili

« La bande originale d’un épisode de Derrick coincé dans les chiottes d’une discothèque d’Allemagne de l’Est, c’est ce qui vous attend avec le premier album de Bajram Bili à paraitre chez Another Record. A découvrir en exclu sur Gonzaï tout de suite maintenant. »

Meute

« Trouver un terrain d’entente entre musique techno et fanfare : voilà le projet plein d’audace et de singularité de Meute, collectif hambourgeois qui s’aventure, avec ce projet composé de dix musiciens, sur des territoires encore inconnus de tous il y a quelques mois, et la démonstration de prestations d’envergure, bientôt suivies d’un album, Tumult (nom idéal), sorti il y a quelques jours. Alors MEUTE en studio, la preuve avec cet album, c’est une dinguerie absolue. Mais attendez de voir ce que donnent ces gens-là en live, où l’énergie viscérale de la fanfare se confond avec la transe inhérente de la techno, et de ses morceaux que les Allemands réinventent et renouvellent avec une efficacité folle. »

Kosmos

« Nous aimons les vieux films, les rouges à lèvre sincandescents, danser le moon walk les sons de l’espace les pédales delay et fuzz. Nous croyons que Gagarine fumait des cigarettes kosmos. Nous croyons que de l’autre côté de la lune, à côt » d’un pink Floyd se trouve un vieux 33 tours de Joy Division et un Bashung offerts au caprices d’un vent solaire. »

Samba de la muerte

« Bien éloigné des sonorités des carnavals brésiliens, SAmBA De La mUERTE ressemble plus à une fusion entre la poésie mélancolique de James Blake, les mélodies aériennes de Mount Kimbie et le pendant obsédant d’Animal Collective …Post-folk, indie folk, musique électronique peu importe… « 

Pauline Drand

« C’est une chanson au regard bleu-nuit, qu’on attend peu d’une jeune chanteuse d’aujourd’hui. Elle a traversé les brumes de Nick Drake, pris la lumière chez Cat Power, appris l’élégance hardie des sentiments chez Bashung et Hardy… »

Nico and the red shoes

« D’un timbre né de la chaleur du Cameroun anglophone et d’une froideur des sons synthétiques New Wave dont elle s’imprègne, Nico brouille les pistes, flirte avec groove élastique et électro minutieuse.« 

Surprise, motherfucker

« Du Rock’n’roll avec de la basse violente, de la guitare qui tranche pis de la batterie qui dégomme. What else ? Avec un tel nom, pas d’amabilités de leur part. C’est la hargne du punk, le brut de déco du grunge qui hantent les compos du combo, comme s’ils avaient une armée de zombies à leur train ! Vous êtes prévenus. Pour fans de Nirvana, Rage Against the Machine et Led Zeppelin. »

J.C. Satàn

« Meilleure affaire jamais conclue entre les villes de Bordeaux et Turin depuis le transfert de Zinédine Zidane, J.C. Satàn est d’abord l’association à la fin des années 2000 d’Arthur et Paula. Toutefois, le nom de J.C. Satàn ne se réduit pas à ces deux seules figures, et c’est bien un quintet, comme autant d’appendices d’un poing rageur projeté à toute vitesse dans la face des tièdes, qui assomme les foules et les tient dans sa paume. »

Hey colossus

« Murs de guitares. Batterie cognée. Basses ronflantes. Voix rouillée. Du vinaigre sur tes frites, du gras dans tes oreilles, et déjà douze albums trop ignorés des platines. C’est pas du heavy, c’est pas du stoner, c’est pas du doom, c’est pas du rock. Mais c’est anglais. Wire en a dit que ça sonne comme une télé dans une bassine d’huile bouillante pendant que Can répète Moonshake dans la pièce d’à coté … »

Paranoïd

Même ceux et celles qui ont séché les cours d’anglais saisiront le sens de la phrase I take you by my side. Nous protéger et nous prendre sous leurs ailes, telles sont les nobles intentions de Paranoïd avec leur nouvel EP. La rose qui éclôt sur la pochette du disque annonce d’ailleurs clairement la couleur : celle d’une brit-pop affable, pimpante et romantique chère à Coldplay, Nada Surf, The Wombats, The Cure et Death Cab For Cuties.

Méfiance, orgueil, susceptibilité, vraiment ? Les symptômes de la paranoïa décrits dans les livres de médecine semblent contraires aux sentiments que provoquent les chansons de Paranoïd. En cinq titres seulement, le groupe Toulousain (oui, malgré cet accent british impeccable) s’avère effectivement un remède électrisant et idéal aux épreuves que nous traversons.

Dans une époque aussi impatiente et cynique que la nôtre, le choix d’une ballade pour nommer leur EP en dit long sur le besoin que Paranoïd éprouve à aimer son prochain et ralentir le tempo. Dont acte. Gageons que I take you by my side devienne la chanson officielle des demandes en mariage de la décennie 2020.

Lenine Renaud

Quand deux ex-meneuses de revue (Franck, chanteur de Marcel et son Orchestre et Cyril, guitariste des VRP) rencontrent un contrôleur de gestion amoureux d’une contrebasse, et qu’au passage ils ramassent deux basketteurs sans ballon, que font-ils ? Ils parlent fort, rient joyeusement, vident des verres et en toute fin de soirée, ils envisagent même d’organiser une révolution sonnante et quelque peu trébuchante. Bientôt équipés de banjo, mandoline et accordéon, ils créent Lénine Renaud, parce que Guns n’Roses, c’était pas dans la ligne du parti pris. Un voisin qui passait par là est venu proposer sa guitare. La formation est depuis au complet (faut pas déconner non plus, c’est pas l’auberge du bon pâté).

Alors si nous comptons bien, Lénine Renaud est un duo composé de six musiciens. Sur des airs de pas y toucher, leurs chansons -parce que c’est ce qu’ils font- taillent de tendres ou féroces portraits, racontent la grande aventure du quotidien, la revanche des causes perdues, ricanent des marchands de certitudes, ou encore des fous de Dieu. Ces adolescents bien défraîchis sont des affectifs, alors pour pas choper tous les rhumes ils se protègent à coups de gestes maladroits et de franches rigolades. Disponible dans toutes les jolies salles des fêtes.

Angel

Angel est descendu sur terre avec une guitare acoustique pour illuminer les mortels des bienfaits euphorisants de la musique des dieux. Issue de plusieurs formations comme les Bewitched Hands, The Wolf Under The Moon et Black Bones, ANGEL (Antonin de son nom de mortel) distille une musique folk mélodique un rien mystique, et semble se démultiplier sous nos yeux, appuyé par des nuées de choeurs semblant surgir de l’au-delà … Il ne tient qu’à vous de vous y laisser prendre.

Kill me this monday

« Kill Me This Monday est une anomalie : un groupe jouant du rock grungy harmonieux avec un bassiste qui groove, un batteur qui cogne, un chanteur électrique et un guitariste qui ne tient jamais en place. Ne cherchez pas de “savants” ou “subtils” mélanges entre tel ou tel groupe chez les Kill Me This Monday, c’est surtout un groupe qui joue dans son registre : simple, fort, mélodique. »

Cub-A X Chieko

« A boy and girl duo from Paris.
Electro / Synthpop.
He is Colombian, she is half French and half Japanese.
They met at a party in the 14th district of Paris last summer.
Since then, they play music together…
P.S : We are not dating.  »

Metz

« Ce qui l’attend : des parpaings et des uppercuts dans les tympans, la rage et les watts. C’est Metz. Méga power trio à te briser les os à coups de riffs, de distorsion sur la basse et de hurlements continus au mic. Le rock est mort ? Cette blague. Le rock ne mourra jamais, but you will. (…) Quand on a écouté pousser ses cheveux pendant les nineties, Metz, c’est un peu l’extra ball qu’on n’attendait plus, le soulèvement des nerfs à nouveau, la pédale de distorsion qui reprend son trône, la folie de l’électricité et ses caresses en écorchure, les cicatrices qui rouvrent pour laisser respirer la chair, chair fouillée à la corde de mi rouillée pour voir si tu peux encore chopper le tétanos. »

Dope D.O.D

« À ceux, nombreux sans doute, qui se disent “tiens, mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ?”, la réponse est simple : on attend le 5 avril. C’est en tout cas ce que semblent promettre les membres de Dope D.O.D (en passant, prononcez dope di o di) dans l’interview qu’ils ont donnée en direct de leur jardin à Canal Street. RDV donc au Glazart à Paris début avril pour vérifier. Et puis voir des Hollandais descendre en France se défoncer (sur scène), c’est un peu le monde à l’envers non ?  »

Dady issues

« Bigger than U2« 

Shiko shiko

« Shiko Shiko is a japanese word.
Shiko Shiko means a lot of funny things.
In our case, Shiko Shiko is a French band from Lille.
Shiko Shiko is born in June 2008.
Shiko Shiko plays noisy rock with some electronics and tribal things.
Shiko Shiko just want to perform powerful and crazy show with blips and buzzes. »

Overlow

« Guitariste, Benjamin Collier l’est depuis des lustres. À se demander s’il n’est pas né avec une six cordes en lieu et place du doudou. Cette guitare qui le démange, il l’a mise au service de nombreux projets dans des registres aussi divers que le rock, le funk, le reggae ou l’électro, de Jungle Beanz à Dubians en passant par DaTaz ou La Caravane Electro. Pour chacune de ses apparitions, il a su laisser son empreinte, que ce soit pour des solos mémorables ou des cocottes imparables. Oui mais voilà, il lui manque une corde à son arc.

Et c’est par un chemin détourné que Benjamin Collier a su donner vie à Overlow, son nouveau, son premier projet personnel. Car, outre ses nombreuses participations aux projets musicaux d’autres proches ou lointains, Benjamin Collier est aussi un compositeur de musique recherché dans les sphères du théâtre ou de la danse contemporaine. L’écriture y est cette fois au premier plan, mais la guitare demeure son principal médium. Une fois encore, c’est au service d’autrui que son travail donne du sens, cette fois à un propos qui se réfère au corps ou à la langue.

Reste que notre héros solitaire – mais n’est ce pas là le sort irrémédiablement voué aux guitaristes – se sent à l’étroit dans ces espaces pourtant illimités. Et puis, le plaisir de jouer ensemble demeure vivace pour celui qui a déjà connu mille aventures collectives. Overlow est né de ce paradoxe : défendre un projet personnel et singulier en groupe – Charles Duytschaever à la batterie, Jeremie Ternoy au Fender Rhodes.

Overlow est surtout et essentiellement le fruit de ce parcours aussi singulier que remarquable. Soit une musique instrumentale, cinématique diront certains, qui puisent dans les arcanes des grandes musiques à guitares du siècle passé tout en s’inscrivant dans le continuum des musiques électroniques du siècle nouveau. Infra Hip No Blues, l’étiquette se devait d’être novatrice tant le propos défendu par Benjamin Collier transcende les genres pré-établis. Et comme pour mieux brouiller les pistes, OVERLOW est aussi un projet d’images, celles d’Erwan Defachelles, complice de longue date, qui a su transposer sur la pellicule l’alchimie sonore unique de Benjamin et de sa guitare.

Flow

« Flow est un authentique guitar zero qui fait du punk rock acoustique en toute simplicité. L’humour et l’autodérision comme remède pour une génération éternellement adolescente nourri par le skate, le bois, les voyages, Denver le dernier dinosaure et NOFX. »

Cercueil

« Si les récentes initiatives du groupe orientaient déjà Cercueil vers l’éclectisme, les nouvelles compositions embarquent l’auditeur vers de nouveaux horizons : opéra fantomatique à haut plafond, poésie des natures mortes et rage des black divas qui brisent le cristal, lames de fond  glacées qui parcourent l’échine, bande-son d’une intrigue dont le groupe suggère les images, plus qu’il ne les montre. Le titre de ce deuxième disque le suggère, mais soulignons le pour conclure : il y a de l’amour chez Cercueil.  De la poésie enterrée sous les touches, et cette incroyable envie de dépasser les frontières, au propre comme au figuré. À mi chemin entre la France et l’Europe, entre rêves et réalité, Erostrate s’écoute comme un subtil trompe-la-mort qui séduira les amoureux d’indus’ comme les habitués de la pop lunaire. En pointillé, gravé sur la stèle, une seule certitude : ce cadavre est exquis.

Fun fun funeral

 » (…) Fun Fun Funeral lance une pop insolite à la fois pudique et incandescente. Le tandem franco-british touche-à-tout canalise des sons trouvés sur mesure pour déployer des histoires d’amour fantomatiques. Percussions brutes et boîtes à rythmes ludiques, guitares acérées et synthétiseurs saturés, chants d’oiseaux et timbres haut-perchés qui susurrent, miaulent ou crient. »

Segen

« R’n’B soyeux, soul mielleuse, rap poétique, en s’affranchissant des principes un peu rigides de la chanson française: Segen s’ouvre sur un univers intimiste et coloré, espace de liberté et de douceur qui lui permet d’exposer ses vulnérabilités et de laisser ses différents « moi » se révéler. Solaire et généreuse, Segen revendique son droit d’exister en dehors des cases imposées. »

Dedelaylay

« La bande-son de choix pour une nuit de débauche à La Chaux-de-Fonds. Un cocktail houleux de rythmes distordus et de synthés malsains, saupoudré de bribes poétiques suicidaires. Steven Doutaz, la boîte- à-rythme autodidacte de Autisti, W.I.B.W. et Cochon Double, se joint à la voix gutturale et aux claviers hypnotiques de Tenko. Ensembl, ils triturent des couches épaisses de beats obsédés et de miroirs déformants, déroulent des autoroutes de moquette sale en guise de tapis-volant à junkie. Ultra produite mais toujours foutraque, leur transe-kraut aguicheuse et malsaine se danse en pleurant sans raison, seul ou à plusieurs, capuche sur la tête et bras ballants. »

Régis Turner

« Régis est le cousin tendre et timide qui nous raconte ses pulsions amoureuses ou des micro-drames à bord d’une fiat panda. Regis Turner, c’est la sensibilité prononcée sur des bandes-sons bricolées. Cet assemblage donne accidentellement des tubes, où il chante entre comptines romantiques et son délicat mélange où l’on peut à la fois s’attendrir et danser. »

Bellchainedbodies

« I write dumb songs about dumb things. »

Pink Falda

« Issu des bas-fonds du Pas-de-Calais, Pink Falda fait office de phare dans la nuit pour une population qui ne s’est jamais relevée de la fermeture des mines de charbon (la dernière à avoir fermé étant la fosse 9 à Oignies le 20 décembre 1990, un peu de culture ne fait pas de mal). Depuis 2005, Pink Falda le groupe a élaboré une « brit-pop américaine » pour son public qui ne se lasse pas de voir et d’entendre ces cinq fougueux jeunes gens qui vous assènent leurs mélodies pop avec l’énergie du punk et vous restent en tête comme un foutu mal de crâne. Après avoir roulé leur bosse aux quatre coins du Nord-Pas-de-Calais, ils élargissent désormais leur champ d’action au reste de la France et à l’international pour un succès que l’on annonce déjà supérieur à celui des Beatles et des Rolling Stones réunis. (100% de réussite selon eux, 12% selon la police…)« 

Vertigo

« Vertigo, vertigone, vertiwent. À verbes irréguliers, pop irrégulière. Cramponnez-vous, vertigo sème ses influences dans la poussière de chansons qui filent tout sauf droit : Yeah Yeah Yeahs, Richard Wright et Beth Gibbons. »

Benzine

« Dans la pure lignée de Cheikha Zalamit et Cheikha Djénia, Benzine puise ses textes dans la poésie bédouine d’Algérie qu’il décline en un synth-raï fissile qui sent bon les rues de Sidi Bel Abbes et ses pots d’échappements. Formé par Farid Belayat et Samir Mohellebi, le duo déploie des sonorités brodés d’un synthé, d’une boîte à rythme, d’une basse et d’une bassine d’instruments est-algériens (samplés pour l’occasion) pour nous plonger dans un rendu aussi frénétique que la conduite d’un taxi oranais à l’heure de pointe. A la fois tendu et dansant. »

Elvis Aloys

« Entre la chanson et l’expérimentation 70’s, Elvis Aloys se balade main dans la main avec les fantômes de Syd Barret e de Manuel Götsching (qui est encore en vie heureusement). Il cultive une idée sincère de la musique comme un espace de vie oû tout peut arriver – les joies, les peines, les erreurs ou les surprises. »

The cat never sleep

« Let’s dive in a reverb ocean. »

Alex Lahey

« Alex Lahey is a songwriter based in Melbourne. She enjoys cats, Coopers Sparkling, her blue 1999 Corolla, Allen’s party mix, fuzz pedals and soft poached eggs. »

Mini vague

« Deux comédiens passionnés de Cold Wave et de Pop Californienne décident de monter sur scène pour mettre en musique ce qu’ils ont dans leurs têtes. De grands espaces, des guitares surfs remplies de réverbes, des voix qui se croisent et s’assemblent, du saxophone psychédélique et des batteries dansantes. Maintenant, ils sont quatre et chantent aussi bien en anglais qu’en français. Alors rapprochez le coquillage de votre oreille et laissez-vous emporter par la Mini Vague. »

Oz

« Il faut le faire. Il faut oser. Oser raconter ses histoires, oser tout remettre en question et surtout oser tout recommencer. Je Suis Oz, et je rappe mes histoires sur des prods que je fais dans mon studio. D’ailleurs, merci à tous ceux qui m’ont offert ce vieux piano midi à un Noël il y a 10 ans. C’est drôle comment certains présents prennent tout leur sens des années après.

Qui sait, peut être qu’un jour je me retrouverai autour d’une table avec Ben Mazué, 20Syl d’Hocus Pocus, Gaël Faye, Bigflo, Oli et Stromae. On partagera un repas dans une petite maison de vacances, et je pourrai vous raconter cette soirée folle. Si eux ont pu le faire, pourquoi pas moi ?

Mais rien ne sert de courir. Après ce premier EP « Impatient », qui porte bien son nom, il y a un nouvel EP à préparer pour septembre 2021. Et plein de dates de concerts à boucler.

Il faut le faire. Il faut oser. Enfin je suppose. »

Rocky

« C’est l’histoire de 3 potes du nord passionés par le baggy sound et la vista synthétiques d’un autre nord, celui de l’angeleterre : on parle de Manchester, des envolées synthétiques de new order, du baggy sound des happy mondays, de la vista dance de 808 state. »

Na !

Raconter beaucoup en disant peu. Convoquer plus que chanter. Vocalises et scat. Dom La Nena, Colleen, Bobby McFerrin dans un free-style sur un cello, tu vois le topo ? Cordes frottées, piquées, pincées, chuchotées, caressées. Un premier EP « Matiti » à la main façon herbier. Un autre en chemin. « Si tu kiffes pas renoi t’écoutes pas et puis c’est tout. » Point final d’exclamation.

Flakes

Et si cette mystérieuse Funkytown dont il est question dans la chanson de Lipps inc. n’était autre que la ville de Toulouse ? C’est l’hypothèse à laquelle concourent les plus éminents musicologues après avoir écouté et surtout dansé sur Keep Going, le single du premier EP de FlaKes.

Avec un nom aussi givré et une musique aussi tropicale, pas étonnant que les vitres s’embuent et que les corps s’emballent. FlaKes souffle sur les braises disco, funk et pop de Parcels, Jamiroquai, Phoenix et Daft Punk (cru 2013 Random Access Memories) et nous refait le coup du riff de basse façon Good Times de Chic. Mais peu importe le flacon et encore moins les flocons tant qu’on a l’ivresse.

Ode à l’apesanteur et aux multiples plaisirs de la transpiration, leur EP 5 titres à sortir en octobre 2021 a été enregistré sous le haut patronage du directeur artistique Daniel Yvinec,collaborateur de Maceo Parker, Camille et Salif Keita. Et ça, c’est tout sauf une Flake news.

JTPE

One day I will have a bio and it will be amazing !

Tout bleu

Simone cherche des sons qui voyagent et font voyager. Le chant se pose sur des nappes envoutantes et appelle autant au ralliement de la conscience collective qu’au cri exutoire et désespéré poussé seul loin de tous en pleine forêt. Le résultat est une musique sombre, tendue mais par ailleurs douce et nourrie d’espoir. Entre noise, ambiant expérimentale et transe incantatoire épurée.

ll était dans l’ouest une fois

Combo spaghetti-impro de l’Ouest européen réunissant autour du hors-la-loi charismatique Kostia Botkine (MC endiablé chez les Choolers), le cavalier fou du DIY, Wilfrid Morin (accessoirement bassiste chez les punkoïde belges Keeper Volant) et Julien Bancilhon, luthier sauvage devant l’éternel (slide guitariste chez Is A Fish et One Lick Less). Leur death-country minimaliste ensorcelle du premier coup : les visions fantômatiques d’un bras de fer zombie opposant Johnny Cash à Charles Bronson apparaissent en flash dans le saloon en ruine. Les indiens ont gagné, et ça s’arrose.
Ce combo, monté de toutes pièces par le marshal Matthieu « Sergio » Morin à l’occasion de la sortie de son livre « Des pépites dans le gouron ! Un road trip brut en Amérique » (Frémok, collection Knock Outsider) est l’auteur d’une K7 collector éditée par La Belle Brute et recherchée par tous les afficionados d’Art Brut.

Kadhja Bonet

Kad-ya was born in 1784 in the backseat of a sea-foam green space pinto. After spending an extraordinarily long time in her mothers plasma, she discovered the joys and gratifications of making noise with her hands and face while traveling at maximum velocity through intergalactic jungle quadrants. She is currently arranging her debut album, and hopes you will join her on a journey ♥  

Warm’n’wet

Comme un morceau de banquise venu s’échouer au milieu du sahel. Comme un crachin breton par 40°c à l’ombre. Comme un cornet vanille au goût vinaigre. Comme une éponge scotch-brite glissée dans le bas du dos. comme une gifle donnée au hasard.

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