I’m in the (Marvin) Hood for love

avril 9, 2021

Dans une vie antérieure, le meilleur groupe du monde des Hauts de France, Okay Monday, s’appellait Marvin Hood (et était déjà le meilleur groupe du monde des Hauts de France). En 2011, ces derniers me faisaient l’amitié de me confier leur bio à l’occasion de la sortie de leur disque « Love is demolition ». Vous la trouverez ci-dessous en pièce jointe. Cordialement.

Marvin Hood (pop surgelée)

Quitte à souligner le caractère naïvement enjoué des contrées où Marvin Hood caracole, controns d’emblée tout vain étiquetage de «pop fraîche», bêtement collé sur la première mélopée enjouée qui passe, et accordons-nous, si vous le voulez bien, sur le terme arbitraire de “pop surgelée”. Desproges nous avait prévenus. Le frais murit. Le mûr se gâte. Et le gâté se meurt. Or, la science le prouve, les chansons des Marvin Hood résistent au temps qui file et conservent, quelque soit le nombre d’heures d’écoute, leurs vertus euphorisantes et leurs refrains allègres.

Tendez l’oreille, l’élixir de la jeunesse éternelle se trouve quelque part dans “Love Is Demolition”, leur premier LP. Toute ressemblance avec des groupes ayant existé est évidemment convenue. Pour ne citer qu’un parrainage parmi tant d’autres, Marvin Hood évoque Weezer, par ce secret pouvoir de ne jamais lasser tout en tirant systématiquement les mêmes ficelles. On pense aussi à Supergrass, Tahiti 80, The Thrills. Et les Beach Boys qui auraient oublié de muer. Car, oui, la chanteuse du groupe est un chanteur.

Pour leur fringante entrée dans l’industrie phonographique, le groupe a décidé de décliner l’amour (notez l’originalité du thème) sous toutes les coutures. Alors, Love is all you need ? Pas si Teletubies que ça les Marvin Hood conscients des travers de la chose puisque : Love is demolition. Love me tender ? Oui mais alors Love me true. Enfin, Love is in the air ? Quand Marvin Hood joue, assurément.

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