Bulletin d’information à caractère vaguement hebdomadaire & musical #3

décembre 20, 2022

Du courrier du coeur, des chansons douces, de la médaille de onze & de l’université d’hiver

  • Commençons, si vous le voulez bien, par le commencement avec le courrier des lecteurs qui déborde tel le fleuve en crue. Saluons tout d’abord Apollo D. de Paris (75) qui attribue au bulletin d’information la mention honorifique « du bon dans du beau !« . Enchaînons avec Laurence S. de Villeneuve d’Ascq (59) qui nous partage « sa joie à écouter Alba Delmont », ses « envies d’espace sur Beavers » et un certain flash-back de « souvenirs passés avec Lazy Grass String Band ». Mentionnons également Vincent J. de Pralognan la Vanoise (73) et son message sibyllin : « C pour dire ke je me dézabone pa parceke jème bien se ke vou fette. Tré baile journay a vou é vo prauche« . Enfin, François-Xavier D. de Hem (59) profite du courrier des lecteurs pour passer « le bonjour à Maxime et Thomas de Cathedrale, des gens très sympas« , allant jusqu’à préciser qu’il a « vendu une paire de Ray Ban à Maxime » et qu’il a « apprécié entendre Thomas, en solo ou dans le groupe de Barbagallo. » Si vous aussi, vous avez une dédicace à faire ou une twingo à vendre, n’hésitez pas à envoyer votre petite annonce au comité de rédaction du bulletin qui fera le nécéssaire. 

  • Comme convenu, voici le paragraphe consacré à Mathieu Boogaerts, que je me suis plu à réécouter en long, en large et en travers pour le bouclage d’Illico! le week-end dernier. Quelque 2500 signes en forme d’éloge à la discrétion du personnage, de ses chansons & de sa carrière. Il y a dans la trajectoire de Mathieu Boogaerts un  amateurisme, un artisanat, une humilité, une intégrité qui me rassurent follement. J’en veux pour preuve les 20 minutes du documentaire Mathiou qui rend compte des pérégrinations londonniennes du chanteur. Voilà un musicien que l’on pourrait penser « établi » dans la catégorie « chanson française » qui va toutefois prendre le risque de s’exiler, écrire un disque en anglais, faire des concerts dans des restaurants improbables et jouer dans le salon de ses voisins pour deux personnes. Du joli grain à moudre pour les réflexions de mon atelier « J’aurais voulu être un artiste ». Sainkiou mathiou.

  • Qu’est-ce que vous faîtes en général le samedi matin ? Et si, au lieu d’aller claquer votre paie de la semaine à Auchan Leers, vous traîniez plutôt vos guêtres au centre culturel de Lesquin ? Chaque semaine ou presque, pour la somme modique d’à peu près zéro euro, vous avez droit à un 11h11 : un petit velouté sonore servi dans un auditorium. C’est comme un concert mais en mieux puisqu’on est assis, c’est le matin et qu’il n’y a pas de gens bourrés au premier rang qui crient « à poil ». C’est dans ces conditions d’écoute et de confort dignes d’un SUV dernière génération que j’ai pu savourer des groupes comme Almost Lovers, Bärlin, Pollyanna, Maël Isaac, Esplanades, Na ! & Myles Manley. En plus, ce qui est vachement pratique, c’est qu’il y un Auchan juste en sortant du centre.

  • Pour quelqu’un qui n’est pas allé à la fac (ou si peu, 5 mois de théâtre à Lille 3, toi-même tu sais), il y a quelque cocasserie à être invité à pérorer façon cours magistral à des « universités itinérantes des musiques actuelles ». Ça se passe le 13 décembre prochain à Bagnols-sur Cèze (bourgade réputée pour sa fameuse scène garage) et le nom de l’événement m’invite à penser, contrairement aux sempiternelles rencontres pros et tables rondes poussives du genre, qu’il y aura là matière à critiquer, débattre & remettre en question les méthodes en vogue dans l’accompagnement des groupes. C’est en tous cas dans cette optique que j’irai partager les fruits de mon enquête sur le succès (qu’il est vain de chercher), la chance (qui est affaire de choix), le talent (parlons plutôt de style) et le copinage (qu’il est urgent de reconsidérer sous ses auspices vertueuses). Pour les frustrés du projet, de la stratégie, des objectifs et du développement, je vous invite à vous consoler avec pipotronic.  

  • Instant RGPD YMCA. Si ce mail garni de liens informatiques hypertexte vous fait une belle jambe, dîtes le moi et je vous épargne des prochains envois. Mais ça serait dommage. De belles choses arrivent parfois.
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