Bulletin d’information à caractère vaguement hebdomadaire & musical #2

décembre 20, 2022

Du lectorat pointilleux, des ateliers en court-circuit, des info-lettres ad hoc & des risques de la sémantique

  • Fort du succès de sa première édition (un taux d’ouverture et de clic droit estimé à plus de 88 % selon le service recherche, développement & cheese naan), le bulletin d’information à caractère vaguement hebdomadaire & musical revient de plus belle et inaugure en toute logique sa rubrique « courrier des lecteurs ». Au milieu des panégyriques & dithyrambes reçus en masse, a surgi un droit de réponse concernant la généalogie des Chevaliers du Zodiaque. Le « Phoenix » (aka « Ikky ») ne serait effectivement pas le cousin mais le grand frère d’Andromède (aka « Shun »). Bernard Minet appréciera.
  • Le deuxième sujet ayant suscité le plus d’intérêt (selon cette fois-ci le service recherche, développement & sauce hannibal) est évidemment celui des ateliers dits « souterrains » dont on peut finalement dire qu’ils ne sont pas tant souterrains que cela. Quelques précisions : il s’agit d’ateliers qui s’organisent directement du producteur (moi) aux consommateurs (les groupes) et qui portent sur la bio et/ou la carrière. C’est simple comme bonjour. Il faut une dizaine de groupes complices, un vidéo-proj’, du café et un endroit pour se retrouver. Par exemple, le samedi 10 décembre prochain à Toulouse, je partagerai ma « petite philosophie de la carrière » à une ribambelle de groupes dont je vous invite, si le coeur vous en dit, à partager les oeuvres. Sont nominés Cathedrale, Prade, Madam, Marie Amali, Lazy Grass String Band, François Remigi, Beavers, DSK Princess, Oz, HYL, Karpouzi mon amour, Alba Delmont & Caro.
  • Depuis quelque temps, dans un instinct de survie face au torrent quotidien de sollicitations musicales, j’ai recommencé à m’abonner aux newsletters des groupes et des artistes que j’aime vraiment. Je veux dire : VRAI-MENT. Comme beaucoup de personnes, il m’est arrivé de me mordre les doigts en découvrant après coup que tel ou tel groupe était passé en concert non loin de chez moi. Je jure, un peu tard, que l’on ne m’y reprendra plus. Contrairement à l’idée reçue en vogue dans les dîners mondains, il n’y a pas « trop de groupes » mais un déficit de prescription. Je crois que ce chantier d’exploration des goûts et des couleurs commence en notre for intérieur. Quel groupe, quel artiste aimez-vous au point de ne pouvoir vous passer de ses nouvelles ?   
  • Les artistes qui « explosent », les succès « foudroyants », l’étrange place accordée à la « stratégie » dans la musique (la stratégie est « l’art de combiner l’action de forces militaires en vue d’atteindre un but de guerre déterminé par le pouvoir politique », c’est pas moi qui le dit, c’est le dico) … Il y a belle lurette que la dimension belliqueuse et ravageuse du vocabulaire utilisé pour évoquer les carrières artistiques me taraude. Récemment, lors de rencontres organisées par Supeforma, j’ai rencontré Simon Hadjer (pypo production) qui se demandait à juste titre pourquoi les groupes étaient sommés de « défendre » leur musique sur scène ou en interview ? Qui donc les « attaque » ? À quand une table ronde sur les conséquences de la sémantique sur l’état mental des groupes ?
  • Je voulais écrire un petit paragraphe sur Mathieu Boogaerts, rapport au bouclage d’Illico ! de ce week-end mais j’ai plus de place alors je mets juste ici le clip de Guy of Steel et on en reparle la prochaine fois.   
  • Instant RGPD YMCA. Si ce mail garni de liens informatiques hypertexte vous fait une belle jambe, dîtes le moi et je vous épargne des prochains envois. Mais ça serait dommage. De belles arrivent parfois.
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