Bulletin d’information à caractère vaguement hebdomadaire & musical #1

décembre 20, 2022

Du gonzo, des flocons, des covers, des verres de cantoche et de la carrière comme sujet de bac philo

  • C’est avec une fierté comparable à celle d’un groupe qui aurait signé sur le label de ses rêves (genre Erased Tapes, No Format! ou Sub Pop) que j’ai découvert le vendredi 21 octobre dernier sur le site du média Gonzaï mon papier sur les bios. Je savais la chose dans les tuyaux mais j’ignorais au juste si, quand et comment il allait être publié. Si je devais le «pitcher», comme on dit dans les ateliers com’, je dirais qu’il s’agit de la conclusion de l’enquête que je mène depuis une dizaine d’années sur les bios. Vous pouvez le lire ici.

  • Les chansons nous tombent dessus comme nous tombons sur elles, sans plus de raison ni de logique que chute çà ou là l’eau du ciel. On est assis en tailleur dans un banal local de répétition au Mans (oui, au Mans) et voilà que les arpèges et les flocons d’Ineige nous enveloppent comme un bon vieux duffle-coat. Jusque-là, le Phoenix m’évoquait un personnage des Chevaliers du Zodiaque (le cousin d’Andromède, il me semble), c’est désormais une chanson de sept minutes obsédante au point d’écrire un petit papier à son sujet. Au risque de me répéter, vous pouvez le lire ici.

  • Les reprises m’ont toujours fasciné. Les bonnes, les mauvaises, les géniales, les foireuses, les douteuses, les improbables. J’avais tellement de trucs à dire à leur propos que l’idée m’avait traversé d’en faire une conférence. Mais les conférences, ça emmerde tout le monde alors j’ai préféré en faire un blind-test. C‘était le 18 octobre dernier au Bazaar St-So à Lille et je crois pouvoir dire sans trop plastronner que le moment fût agréable. Quelques morceaux choisis : Without you, popularisé par Mariah Carey, dont j’ai longtemps pensé qu’il s’agissait d’une chanson de Harry Nilsson (alors qu’en fait, non, c’est Badfinger), Le poinçonneurs des Lilas de Gainsbourg qui, à la sauce The Rakes, devient Just a man with a job et Runaway, écrite et chantée par Del Shannon, Vaninaïsée par Dave et reprise par Queen + Paul Rodgers dans l’album The cosmos rocks. Tous les chemins mènent à Queen.

  • Souvenez-vous à la cantine lorsque nous regardions au fond des verres Duralex pour comparer nos âges imaginaires. C’est à ce même geste, plein d’une joyeuse candeur, qu’invitent Na ! et Remo avec leur chanson Jusqu’ici tout ira bien. Tchin’.

  • Qu’est ce que le succès, la chance, le talent et le copinage ? Vous avez deux heures. Enfin, non, c’est moi qui ai deux heures, ce jeudi 17 novembre, à la manufacture de Saint-Quentin, pour inculquer aux groupes ma «petite philosophie de la carrière». L’atelier s’appelle J’aurais voulu être un artiste et propose une réflexion à long terme sur les mécanismes des carrières et les fantasmes de la vie de musicien. À moins que cela ne soit juste un prétexte pour (re)mater les formidables documentaires musicaux que sont Some Kind Of Monster, About a Son et Anvil ! The Story of Anvil !

  • Petite annonce : je suis en train de monter des ateliers « souterrains » dans les Hauts-de-France, en Occitanie et en Normandie. Par «souterrains», j’entends des ateliers organisés directement avec les groupes. Si ça vous intrigue, faîtes-moi signe (geoffreysebille@ntymail.com) ou appelez moi au zéro-six, quatre-vingt sept, trente-deux, quatre-vingt neuf, soixante dix-huit. Je répète : zéro-six, quatre-vingt sept, trente-deux, quatre-vingt neuf, soixante dix-huit.

  • Enfin, instant RGPD YMCA : si ce PDF plein de liens informatiques hypertexte vous fait une belle jambe, dîtes le moi et je vous épargne des prochains envois. Mais ça serait dommage. Le meilleur reste à venir.
Imprimer la page